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7 - Ballades en Quercy


Carennac

Carennac, site qui surplombe la Dordogne,
De l'√Ęge de bronze, a encore des vestiges,
Une abbaye clunicienne fit son prestige,
M√™me si le temps depuis, l'ab√ģma sans vergogne.

Qui n'a pas appris Télémaque, fils d'Ulysse,
Fresque de l'antiquité grecque, pour rénover,
Que le célèbre Fénelon sut innover
Dans la tour de l'√ģle Calypso, jadis.

Les vieilles maisons, bien coiffées de tuiles brunes
Cadrent le prieuré ou résida l'auteur,
Qui fut de Carennac, un bon doyen-prieur,
Avant Cambrai, d'être archevêque d'infortune.

Les décors semblent engourdis sous le soleil,
Et, prieuré, remparts, de la révolution
Ont subi, des convulsions et dégradations.
Seule, à l'entrée du village, une porte veille.

L'Eglise Saint Pierre a son fier portail sculpté.
Le clo√ģtre restaur√©, offre des galeries,
Romanes ou bien flamboyantes, vraie féerie;
Nos ancêtres construisaient de toute beauté.

A l'intérieur du Prieuré, chargé d'histoire,
Datant de quatre siècles, la mise au tombeau,
Aux personnages, tous magnifiquement beaux,
Ne fait pas que chanter, de l'art, une victoire.

Appartenant aux plus beaux villages de France,
Carennac peut être très fier de son passé,
Et de son présent, plein de vie éclaboussée,
Sous le buste de Fénelon, en permanence.