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11 - Entre ciel et terre


Mélancolie

Que cela est fréquent, cette marche funèbre,
Quand nous allons, bien seuls, traversant les ténèbres.
Les pas s'ajoutent aux pas, sans savoir pourquoi,
Comme si nous voulions, chercher un nouveau toit.

Sommes-nous dans un champ, un bois ou une ville ?
Sur quelle terre marchons-nous: vierge ou fossile ?
La poussière du temps est elle évaporée ?
Restent-il quelques jours, pouvant s'élaborer ?

Ou, faut-il, comme l'oiseau quittant les falaises,
Se laisser porter par le vent ou la fournaise,
Pour aller, sans joie et sans but, au bout du monde ?

Traversant les espaces inconnus, yeux fermés,
Laissant corps, coeur et esprit, pour quelques secondes
Dans un rêve irréel, qui va bientôt germer.