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20 - Entre les rives


Salut Ile Maurice

Salut Ile Maurice, souvent on pense à toi !
Climat des tropiques et cocotiers pour toit !
Vents alizés, poudre de sable immaculé
Sous un soleil ardent jamais dissimulé.

Ses rayons tombent en chute dans le lagon,
O√Ļ la barri√®re de corail √† l'horizon,
Marque la limite des eaux calmes et chaudes,
Donnant à ce grand "bassin" sa teinte émeraude.

De l'autre coté, c'est déjà la haute mer !
Les bateaux sautant l'écume, quittent la terre.
Les fonds sont riches en reliefs et belles grottes,
Et dans le sable... des galions d'anciennes flottes !

Discr√®te √ģle anglaise au statut particulier,
Français parlé, mais créole plus régulier !
On roule à gauche...mais Napoléon est le Droit.
Les lois sont anglaises...les races se c√ītoient.

Possession du Commonwealth, mais indépendante,
Aujourd'hui, vrais mauriciens, image importante,
Surnommés "Francos" (Franco-Anglo-Mauricien)
Ont perdu leur pouvoir au profit des indiens.

Importés, il y a un siècle, ces coolies,
Sur douze mille européens, n'ont pas agis
Sur leur départ ; la majorité est restée,
Confiante et à juste titre de mixité !

Et le séga, danse d'origine africaine,
Par les esclaves noirs était bien leur rengaine !
Rythme aujourd'hui vivant par les Mauriciens,
Tour à tour endiablé, sensuelle, ancien...!

Les femmes lascives, des vagues dans les hanches,
Se livrent au jeu de la séduction, se penchent,
Tournoyant sur elles-mêmes...par la musique
Entra√ģn√©es, jusqu'au bout de la nuit f√©erique/

Plus √Ęg√©e que sa voisine, La R√©union,
Elle a sa maturité et ses ambitions.
Ses volcans dorment en paix du juste sommeil,
Au dessus des forêts aux fleurs "vermeil".

Crêtes ébréchées couronnant la capitale,
Ombres se profilant et brume qui s'étale.
Vu du ciel, l'√ģle forme une goutte d'eau verte,
Au milieu d'un océan à la porte "ouverte".

La canne à sucre met aux sols un vert " épinard".
Les champs sont quadrillés en échiquiers de parts,
Ou les pions seraient les blocs de lave rangés,
Par les paysans, qui les ont étagés.

Et, même si le dodo, gros et laid pigeon,
A disparu, combien de voyageurs, 'colons"
Rêvent de finir leurs jours dans ce paradis !
Repos, travail, paix... du dimanche au samedi.