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20 - Entre les rives


CIEL D'EN HAUT.

(à partir d'un recueil de Jean DEBRUYNE)

C'est ce matin là… que c'est arrivé,
Comme arrive ce que l'on attendait,
Comme d'habitude, ouvrant les volets,
Au-dessus de moi, un ciel délavé !

Il avait perdu ses belles couleurs,
Ne conservant qu'un vieux gris chiffonné.
Ce n'était pas ce que Dieu a donné,
"Il" était le reflet de la douleur.

J'ai prié et j'ai attendu… longtemps.
Et, enfin la récompense est venue !
Le ciel l√Ęchant ses couleurs retenues,
Des palettes de bleus de printemps.

Multitude de bleus pour nos regards,
A prendre à pleines mains avec nos yeux !
Bleu p√Ęle, vieilli, comme malheureux,
Nous caressant de ses larmes, hagard.

Le vent le repoussait dans le lointain,
Nous offrant un ciel bleu cru, tout frais,
Comme au premier matin d'un jour de paix,
Pour rencontrer avec joie les "copains".

Puis la cascade des bleus a repris,
Bleu roi couronné d'un manteau d'hermine,
Bleu d'incendie, de nuit qui se termine,
Bleu mur, comme drapeau de la Patrie.

Un nouveau train de gris est repassé !
Se serrant, dos à dos, contre le froid,
Gris des différences, autres, sans loi…
J'ai alors refermé les yeux… lassé !

Puis de nouveau, vrai baguette magique,
Un bleu a remplacé le linge sale,
Baignant dans la lumière, il s'installe…
Ouvrant une cathédrale mystique !