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1 - Graines de sénevé


L'oiseau

Si tu chantais oiseau de feu
Battant des ailes dans le ciel,
Un vent nouveau viendrait sur eux,
Les adoucir, comme un soleil.
Pourquoi faut-il que leurs désirs
Paraissent toujours un peu fou ?
Ou se trouvent donc leurs plaisirs
Vers lesquels, ils tendent leur cou ?

Les têtes tournent affolées,
Les yeux s'ouvrent vers l'abîme,
Les corps retombent accolés.
Ce chemin est-il l'ultime?

Mais non, " rien " n'est jamais la fin
Quand tout paraît désespéré,
Quelqu'un nous prendra par la main,
Vous pourrez enfin respirer.

L'oiseau pourra ainsi chanter.
Devant cette renaissance,
Même si tout n'est pas bonté,
Il reste au moins l'espérance.

Jusqu'au bout, mais quel bout ?
Et puis, qui a raison ?
Qui a perdu le goût ?
Faut-il une oraison ?

Difficile est la vie,
Foule de barrières
Que malgré nos envies
Nous regardons peu fiers.

Il suffirait de peu,
Pour que nous retrouvions
La joie de tous nos jeux,
Pour nous mettre en action.

Mais quand les mots sont dits
Ils marquent comme un fer
Et paraissent maudits,
Conduisant en enfer.

Appelons le silence,
Il ne fait pas de bruit,
Sa seule résonance
Est celle de la nuit

Calme reste la nuit
Apaisant les esprits…
Et les démons ont fuit
Quand notre choix est pris.
Laissons l'amour de Dieu entrer en nous,
Ouvrons les bras et, comme au ciel l'oiseau
Face au vent de la vie, tendons le cou
En remerciant, de ce si beau cadeau.