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6 - L'autre coté


Sous-bois

De chaque coté de la route,
S'étale l'immense forêt,
Masse irréelle et pourtant vraie,
Qui nous tend les bras, sous sa voûte.

Entrons sans peur dans ce domaine,
Empruntons une calme allée
Aux feuilles mortes étalées,
Douce comme un tapis de laine.

Les premiers pas dans ce silence,
Nous surprennent, corps et esprit,
Osant à peine, tout surpris,
De voir ces variétés d'essences.

Mais ce mois de mars finissant
N'a pas encore donné ses fruits.
Si les bourgeons s'ouvrent sans bruit,
Les oiseaux chantent, s'unissant

Les arbres nus dressent leur corps,
Bientôt tous habillés de feuilles,
De l'hiver, quitteront le deuil,
En renaissant, sur des bois morts.

Et, apparaîtront, en couleurs,
Châtaigniers, chênes et bouleaux,
Erables, frênes, aussi beaux,
Ralliant les pins dans leur torpeur.

Marchons en prenant notre temps,
Bras libres et tête levée,
Et, que rien ne vienne entraver
Ce qui pourrait durer longtemps.

Des milliers de feuilles, là-haut,
Formeront d'immenses couronnes,
Pour que la lumière rayonne,
Sur ce splendide chapiteau.

Les pluies viendront enfin nourrir,
Ce sol, doux tapis végétal,
Ou la rosée est pur cristal,
Pour la terre qui va fleurir.

Mais laissons la nature agir,
Quittons ce petit paradis,
Pour que naisse la rhapsodie,
Qui deviendra notre plaisir.