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10 - Parvis du temple


Vitraux du silence

C'était l'heure de l'angélus,
Mais, bien sur, il n'a pas sonné.
La chapelle est abandonnée,
Plus de prêtre pour l'orémus !

Un orage dans le lointain,
Gonflé des chaleurs de Juillet,
Fait résonner, comme un maillet,
La nef,...ou le silence geint.

Le rond portail est grand ouvert,
Sur la campagne environnante.
La soirée d'été, lancinante,
Se prépare, autour du calvaire.

A l'intérieur, une odeur d'herbe,
Flotte, sous la voûte de pierre.
Des vitraux, descend la lumière,
Sur le sol, de dalles superbes.

Regard, coeur... se laissent aller !
Les longs reflets du ciel murmurent,
Aux verrières et aux grands murs,
Un chant d'ombres et de clarté.

Ces jeux de teintes opposées,
Rythment la course du soleil,
Et des nuages, qui la balayent;
Tableaux, par le ciel composés.

Et la respiration du temps,
Se fait, très douce et très profonde.
La diversité des couleurs,
Nous rend, le mystère présent.

Les jaunes, les bleus et les rouges,
Nous déposent sur les rivages,
D'une méditation... Images
De vagues heureuses, qui bougent.