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10 - Parvis du temple


Monastère (Taimé)

La nuit, souvent froide et noire, enserre l'église.
Aucun signe d'annonce de l'aube ne perce;
Ce n'est que le temps des "vigiles" et non 'tierce",
Ou l'office n'est, que troisième heure précise.

Tous les moines, revêtus de la coule blanche,
Prennent leur place, dans chaque stalle de bois.
Chacun d'eux, allume sa petite lampe qui flamboie.
La cloche débute l'office: c'est dimanche.

Chacune des heures, qui rythme la journée,
Attire bien sur les hôtes, hommes et femmes.
Rencontre où les cÅ“urs sont ouverts: Dieu s'acclame,
Ces prières psalmodiées, Lui sont destinées.

Belle Communauté d'hommes jeunes encore,
Attentifs aux désirs de leurs hôtes d'un jour,
Comme ils le sont, au service de Dieu "Amour",
Avec la règle de Saint Benoît, faisant corps.

Ces frères cisterciens, sont "moines-paysans",
Chaque jour, quatre heures de travail manuel,
Puis quatre à l'église et quatre intellectuels ! .
Hommes de Foi, au message fertilisant.

A la fin de la journée, pour les visiteurs,
Les étoiles brillent encore sur la montagne.
Temps, comme arraché au temps...pays de cocagne!
Conversion passagère, a dose de bonheur.