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10 - Parvis du temple


Viens au désert

Est-il vraiment loin le Sahara
Pour celui qui n'aime pas la nuit ?
Mais quelle nuit ? pour quel Opéra ?
Nuits noires des jours où l'on s'ennuie....

Nuit d'un travail, toujours fatigant,
Ou pour d'autres, de dissipation,
Ou d'insomnie, les jours d'ouragan,
Sans moindre espoir de révélation.

Au désert, la nuit est tout autre:
Elle a gardé sa virginité
Et son mystère devient le nôtre.
Telle faite par Dieu, elle est restée.

Avec le cosmos, insondable, sur nos têtes,
En adoration, agenouillé sur le sable.
Tout est joie pour cette silencieuse fête,
Ou tout homme devient la glèbe pétrissable.

La nuit saharienne avec son firmament
Est un cadran fantastique pour s'orienter,
Mais aussi, pour l'âme, le repos d'un moment
Prête à s'ouvrir pour se laisser alimenter.

Les yeux peuvent fixer en paix les alentours
Malgré l'ombre de la nuit qui vous enveloppe
Beau silence, ou bruissent les ailes d'un vautour,
Quand vont dormir sous les roches, les antilopes.

La nuit amie est une image de la foi,
Ce don de Dieu, de Saint Paul le point de repère:
"La preuve des réalités que l'on ne voit "
"La garantie des choses que l'on espère".

Une fois conquise, la nuit ne fait plus peur !
Elle donne la joie parce qu'elle est obscure,
Et représente la transcendance divine.
Sous le grand manteau d'étoiles, elle se devine.
Sans avoir besoin de l'annonce de Mercure,
La lumière de Dieu entre dans notre coeur.