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14 - Portes ouvertes


Pèlerins de Compostelle

Le Moyen Age a lancé des hommes marchant,
Sur les routes de Saint Jacques de Compostelle,
Terres très souvent difficiles, trébuchant,
Pèlerins, troubadours, que l'évangile appelle.

La tradition dit que ce Saint Jacques, apôtre,
Au corps décapité recueilli en Galice,
Venait de Palestine, dans un petit cotre,
Echoué… comme pour donner l'amaryllis (*)

Par une étoile, deux disciples d'un ermite,
Auraient été guidés, dans un champs vers la tombe.
Le nom de Compostelle fut donné, bénite,
Eglise et Monastère accueillirent les colombes.

Depuis près de mille ans, un lien fut ce chemin,
Unissant dans un même idéal religieux,
Des gens de toute provenance, qui "demain",
Appelés "jacquets", nom de foi si prestigieux.

Au douzième siècle, un guide du pèlerin,
Signalait déjà quatre chemins praticables.
Permettant aux régions, pays, de se faire "UN"
Union véritable, palpable et charitable.

La VIA TURONENSIS, ou Tour, qui rassemblait
Ceux venant d'Angleterre ou bien des pays baltes,
De Paris et Chartres auxquels ils se joignaient,
L'Hôpital, l'église Saint Jacques étaient leurs haltes.

La VIA LEMOVICENCIS, déjà Limousine,
Ou Vézelay recevait tout l'est de la France,
Puis détour par Rocamadour, autre racine
Retrouvant ceux du Puy et Conques, en mouvance.

La VIA PODIENSIS, maintenant Puy-en-Velay ;
L'évêque Godescalc la crée en neuf cent cinquante,
Premier pèlerin au bâton et gobelet,
Conques, Cahors, Moissac, destinées éclatantes.

La VIA TOLOSANA, la plus courte, peut-être,
Partant d'Arles, la petite Rome des Gaules,
Puis Saint Gilles, Saint Guilhem, quelques kilomètres,
Enfin, Toulouse, bâton et sac sur l'épaule.

Cette histoire toujours présente continue !
Des jeunes, des aînés marchent vers Compostelle.
Vraie joie de poser sa main, enfin parvenu,
Sur le piller de la cathédrale immortelle.
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