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3 - Rêves arrachés


A nouveau

A nouveau, chaque jour, la cheminée vit.
Les grosses bûches sortent de leur sommeil
Et perdent leurs poussières loin du soleil
Ou dans ce feu, la flamme neuve revit.

A nouveau, les pierres se noircissent
Des fumées qui terminent les flammes,
Naissance des bois qui rendent l'âme,
Chaleur distribuée, est leur service.

A nouveau, le chant du silence s'entend,
Dans ces grandes pièces, où l'ombre s'étend,
Les esprits fatigués se mettent au repos
Bercés par ce feu, qui semble jouer du pipeau.

Le vent avec force peut bien souffler dehors,
A part un pauvre chien, en quête d'amitié,
Nul ici, n'a envie de courir les sentiers:
La cheminée est douce, du coté de Cahors.