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3 - Rêves arrachés


Le vent... le vent

Le vent puissant et fort
Plonge vers notre terre,
S'engouffre en nos déserts,
Réveillant ce qui dort.

C'est à saute... moutons,
Qu'il joue comme un géant,
En force bondissant
Par-dessus les maisons.

Par son souffle puissant,
Fait trembler le fragile,
Arbres ou tuiles d'argile,
Vrai diable cabriolant.

Plus loin est son destin.
Jusqu'au bout, mais quel bout ?
On dit bien "vent-debout",
Est il donc un "pantin" ?

Les oiseaux dans le ciel
Ballottés par ce souffle,
Luttent contre ce qui les essouffle !
Tout paraît immatériel... !

Petites boules de plumes,
Se battant contre des murs,
Et cela, sans aucune armure,
Invisibles dans la brume.

Est ce des balles de ping pong,
Voulant aller ici ou là ?
Grand jour de fête ou de gala
Bientôt, va résonner le gong.

Mais le vent continue sa route,
En semant une grande déroute,
Faisant s'envoler la poussière
Dormante, entre les vieilles pierres.

Les feuilles volent, les volets claquent,
On dirait que les cloches sonnent.
Tout un peuple de gueux frissonne,
Un petit monde de détraque.

Il devra bien s'arrêter,
Comme au bout de la jetée.
La voie n'est pas lactée
Le monstre doit déserter.

Là, ou le sable disparaît,
L'écume de la dernière vague
Sur les gros rochers bruns, divague.
Doucement, le soleil parait.

Le vent se tait, le vent se pose,
Comme si c'était la fin des temps.
Tout semble calme pour longtemps,
Et plus rien n'effeuille la rose.