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8 - Sentiers de vie


Murs de silence

Ce monde, jusque là presqu'inconnu,
A déchiré le voile du silence.
Sur une scène ou quelquefois l'on danse
La parole est "apparue" toute nue.

Deux mains, comme les ailes d'un oiseau,
Ont su tracer dans l'espace, l'espoir,
Pour ceux qui, ce jour, ne pouvaient que voir
Des arabesques, habillant les mots.

Un visage magique a su parler !
Des yeux ont exprimé grâce et malice,
Mystère ou bien colère accusatrice,
Toutes ces expressions accumulées.

Magie, d'un joli visage de femme,
Haussant les sourcils ou clignant des yeux,
Joues gonflées ou bien menton audacieux,
Corps épousant les mots sortant de l'âme.

Il fallait cette sourde comédienne,
Devenue désormais si éloquente,
Pour nous dire, de façon évidente,
Que, de ce langage elle sera gardienne.

Que continue ce merveilleux ballet,
Pour qu'un monde trop souvent ignoré;
Trouve enfin, une chance inespérée
De s'ouvrir et repousser ses volets.

Ces vers sont dédiés à : Emmanuelle LABORIT, comédienne, mal entendante...
ayant obtenue un Molière (en 93) pour son rôle dans "Les Enfants du silence "