Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche




8 - Sentiers de vie


Armagnac : de la vigne au palais

De la vigne au vin...
Il faut cinq ans de vie au jeune cep
En grande pépinières... loin de Dieppe,
Avant que les lourdes grappes dorées,
Soient, par des vendangeurs courbaturés,
Cueillies, après Août, suivant la coutume,
Et amenées au pressoir qui parfume...
Doux bonheur chauvin !

Du vin à l'alambic...
C'est en hiver, que l'homme magicien,
Va distiller ce vin, vrai technicien,
Dans un chai réservé à cet usage.
Nuit et jour, qu'il fasse beau ou orage,
Sur un feu pétillant d'aulne et de chêne,
Comme un bon grand diable qui se déchaîne,
Chauffe à fond, le mystérieux alambic
Qu'alimentent sans cesse les barriques,
Spectacle sabbatique !

De l'alambic au fût...
Commence alors l'opération magique,
Pour obtenir le liquide idyllique.
Sous l'Å“il attentif du maître de chai,
L'eau de vie, blanche et transparente, naît.
Dans un calme obscur, se métamorphose,
Ce qui, dans les fûts de chêne, repose,
Du mouvement... refus !

Du fût à la bouteille...
Pendant de longues années se poursuit,
Un travail de vieillissement, sans bruit.
L'Armagnac est surveillé, élevé,
Avec patience et amour, motivés.
Il s'imprègne des senteurs du terroir,
D'arôme fauve, teinte ambrée du soir,
Comme une belle abeille !

De la bouteille au verre...
L'Armagnac, enfin à point est versé
Dans des bouteilles rebondies, haussées
De longs cols, dégageant le "Congé" d'or,
Consécration pour tous ceux qui l'adorent.
Dans le monde entier, pour sa qualité,
L'acquit, pour preuve d'authenticité.
Histoire pittoresque, touristique
Et incomparable gastronomique
Du beau pays qu'il sert !

Des verres aux palais...
Savoir le déguster est tout un art,
Sans obligation d'être dans un bar !
Vous réchauffez le verre, au creux des mains,
Et, tous les arômes font leur chemin,
Prunes et noisettes, montent vers vous,
La douceur de feu est au rendez-vous !
Ce plaisir est français !