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8 - Sentiers de vie


Femmes de toujours

De ce jour, de tous les siècles, d'ici, d'ailleurs,
Elles sont bien celles qui tricotent la vie,
Qui la défendent contre tout charivari,
Qui de leurs jours, savent nous donner le meilleur.

Tisser, ourler, ravauder, allonger le temps,
Ou le rétrécir selon le besoin, l'urgence,
Les filles devenues femmes, sans négligence,
Avec amour, mènent leur vie de chaque instant.

Autour d'elles, la sarabande des saisons,
Les événements de la rue, de l'univers,
Routes pleines, maisons vides, monde à l'envers..
Mais qu'elles savent transformer en floraison.

Il y a toujours un banc qui ouvre les bras,
Pour inviter une femme neuve à s'asseoir,
Qui va broder ou coudre en attendant le soir,
Travail silencieux, ... toujours sans caméra !

La femme, attentive aux musiques d'alentour,
A toujours su qu'il va venir, l'homme ou l'enfant,
Qui viendra se blottir vers ce corps réchauffant,
Fête, pudique et fervente, dans son amour.

Elles gagnent le pain à la sueur de leur front !
Longs sillons des champs ou bien rangées de lits blancs.
On les voit poussant landaus ou fauteuils roulants,
Enseignant les enfants... après les biberons !

Elles marchent aux cotés de leurs compagnons,
Ouvrant des chemins, relevant tous ceux qui tombent.
Enfants, repas, maison, tout cela leur incombe,
Elles voient tout, l'essentielle ou non... sans lorgnon !

Quelque part, on a cru, construit, aimé, créé !
On a lutté, on s'est battu, avec ses forces;
Mais le malheur a crié, déchirant l'écorce
Des corps qui restent pantelants et massacrés !

Ruines d'Hiroshima ou gravats de Berlin,
Feu de Beyrouth, du Rwanda ou Sarajevo,
Déluge d'apocalypse de haut niveau... !
Et où ces femmes, recueillent les orphelins.

Elles vont se redresser et reprendre la route !
Ces femmes fatiguées, savent sécher leurs larmes,
Et, utilisant pour l'humanité leurs "armes",
Redonnent du courage a ceux qui, toujours, doutent.