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8 - Sentiers de vie


Froid sur la ville

 

Il était une fois
Un homme qui avait froid.
Froid au coeur et au corps,
Mais sans craindre la mort,
Puisque toutes les choses,
Nous et même les roses,
Ont ici une fin,
Hier, ce jour, demain !
Quelles seront les nouvelles ?
Venant a tire d'ailes,
D'ici ou d'ailleurs,
De la tête ou du coeur,
A rire ou à pleurer,
Calmes ou apeurées...?
La lumière de la lune,
A chacun, à chacune,
Eclaire certaines nuits,
Et les heures qui s'enfuient.
Ce qui est court, semble long,
Le stress n'est jamais bon.
Impatients, on attend l'aurore,
Pour un nouveau jour...encore.
Dans la petite vallée,
Par le bruit non encore avalée,
La rivière charrie les détritus,
Dans les rues, roulent les bus.
Le vent secoue les enseignes,
Devant les néons qui saignent
D'une lumière blanche,
Accrochée comme une branche,
Entre les grises maisons,
Qui coupent l'horizon.
La lune regarde, silencieuse,
Ce bout, de terre porteuse
De l'espérance des hommes,
Que la fatigue assomme.