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8 - Sentiers de vie


Au-delà des mots

Pour communier en vrai, à l'angoisse des hommes,
A leur joie, il faut aller au-delà des mots,
Souvent balbutiements; de vie, simple rameaux,
Qui, malgré le temps, ne sont pas "ultimatum".

L'enfant se sert de mots, sans toujours les comprendre,
Se sont ses yeux, câlins, coléreux, qui racontent.
Pour nous permettre de sentir, ce qu'il affronte,
Nos regards, chargés d'amour, doivent le surprendre.

Le langage des adultes, bien sûr fragile,
Est aussi souvent, équivoque et incertain.
Qui est bon ou méchant; qui est proche ou lointain ?
Les classer comme des livres serait stérile ! .

Tout frère Homme, est sûrement plus proche de moi,
Que je ne le suis certainement à moi-même,
Toujours perdu ou aveuglé par mes problèmes,
Ou trop lucide, pour pouvoir être en émoi.

Le même vertige nous fait tous rencontrer,
Au bord de l'abîme ou ensemble nous crions,
Ou sur des lieux enchantés ou tous nous rions,
Cela, que nous soyons instruits ou illettrés.

Le beau mystère de Dieu ne fait pas problème,
Mais, celui de l'Homme, né comme du hasard,
Sur la vie, la mort, nous fait poser le regard.
Quel est le sens de ce bref "entre deux" suprême ?

Vivons notre vie comme don gratuit de Dieu !
Que son amour dans tous les êtres s'enracine,
L'Homme est participation à la vie divine,
Car se quitter sur terre, n'est pas un adieu.