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9 - Signes


Stèle de la famille 1



ETEINDRE
eteindre  

COUTEAU
couteau
Mais le Poète, heureux,
D'un trait malencontreux,
Tracé par son pinceau
Sur le feu au repos,
Vit celui-ci s'ETEINDRE,
Inconvénient de peindre !
Formes de toutes gammes,
Certaines, de vraies lames !
Un arbre fut touché...
Coula, sève cachée.
Une bête, au cou, blessée,
Lâcha son sang foncé.
L'homme découvrit bientôt
Ce qu'était le COUTEAU.


HIVER
hiver

PERCHE
perche
Tout changea aussitôt,
Il y eu des cristaux..
N'ayant plus de chaleur,
L'HIVER tua les fleurs,
Par ses flocons, la neige,
Les happa dans son piège.
Et taillant deux silex,
Comme un simple réflexe,
Vit une fleur de feu
Jaillir du petit jeu ;
Des aiguilles de pin,
Au bois mort d'un sapin,
Donna nouvelle flamme,
Pour réchauffer leur âme.
Forte était l'émotion
Pour cette réaction.
Le feu allait pouvoir,
Il venait de le voir,
Eloigner les grands fauves,
Et faire qu'ils se sauvent..
Poursuivant ses recherches,
Il se fit une PERCHE,
Avec un long bambou,
Qu'il tailla en son bout.


PIERRES
pierres

LANCE
lance
Réparant son erreur,
Il fit une demeure.
Dessinant pour cadeau,
Sans prendre de cordeau,
En haut d'une falaise,
En position...mauvaise
Un rocher qui tomba...
Se brisant, tout en bas,
Livrant dix mille PIERRES,
De façon singulière.
C'est la première LANCE,
Qu'il brandit en silence,
Face aux bêtes féroces,
Avant qu'il les désosse....
Et craignirent enfin,
La chasse pour la faim.