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9 - Signes


Stèle de l'homme 1



HOMME
homme  

FEMME
femme
Le Poète, à nouveau,
Repris ses longs travaux;
Tourna dix mille fois
Son pinceau dans ses doigts.
Tout en réfléchissant,
A ce monde naissant,
Traça le chiffre UN,
En pensant à " quelqu'un...",
Puis levant lentement,
Imperceptiblement,
Ce mélange de terre
Et d'infini mystère,
Redressa son ébauche
De l'HOMME encore gauche.
Il reçu pour compagne,
Au pied de la montagne,
Celle qui fut la "FEMME ",
Pour le couple "sésame".
Le Poète enferma,
Vaste panorama,
Dans ses hanches, la Vie,
Maternité ravie,
Don de fécondité,
Source d'Humanité.


GRAND
grand

FEU
feu
Après ce long sommeil,
Comme toujours au réveil,
L'Homme étira, debout,
Ses bras nés de la boue.
Son ombre s'étalant,
Il vit qu'il était GRAND.
Pour le froid et la pluie,
Pour le noir de la nuit,
Il dessina une grotte,
Et pour qu'ils ne grelottent,
Il alluma un FEU,
Bienvenu pour eux deux.


CIEL
ciel

EAU
eau
Mais l'infini du CIEL,
Déjà consubstantiel,
Lui révéla pourtant,
Sa solitude étant,
Qu'il était bien petit,
Et sans contre partie...
Il attendit patient,
Mais sans être conscient..
Voulant saisir le Feu,
Curiosité ou jeu,
L'Homme vit sa morsure,
Sur ses mains la blessure.
Voulant attraper l'EAU,
Qui coulait en ruisseaux,
Il en connut la fuite
Inutile poursuite...


FILS
fils
Enfin cessa la pluie.
Et à l'Homme, sans bruit,
La Femme présenta
Sons FILS, en résultat !
… Interminable fut la pluie,
mais jamais le feu ne cessa…