Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche




12 - Voyages


Ouarzazate et ses châteaux du désert !

Ville, point de départ des rêves touristiques,
Nom envoûtant, qui porte l'imagination,
Des routes fleuries d'amandiers... aération,
Avant les océans de sable... désertiques !

Le Grand Sud Marocain, appelle à l'aventure,
Passant par la route des casbahs colorées,
Ces étonnants châteaux, du désert entourés.
Fragiles constructions, mais belle architecture.

Ouarzazate, ancienne cité de garnison,
Est devenu capitale administrative,
Aux larges avenues d'une ville expansive,
A, au centre, sa médina, comme un blason.

Les soldats sont partis, mais restent les touristes,
Une pacifique armée qui prend la relève,
Sur cette terre fauve que le vent soulève,
Des cailloux brûlants, semblant tracer une piste.

Les cimes enneigées du Haut-Atlas surplombent,
Ce territoire, traversé de longues routes,
Bitume, mangé par le sable, qui fait croûte,
Léchant des montagnes pelées, comme des tombes.

Quelques kilomètres pour être à Tiffoultoute ;
Sa masse ocre, surgissant au-dessus de l'oued,
Comme un mirage enfantant... qui se dépossède,
D'une forteresse ou ses tours d'angles " écoutent ".

C'est la casbah ! maison forte, faite en pisé,
Terre humide malaxée, que paille et gravier
Transforment en briques ; les poutres de palmier
Solidifiant l'ensemble, au soleil exposé.

De ses terrasses, au-dessus des palmeraies,
Des tours de ce château où les cigognes nichent,
On devine ses habitants, pauvres ou riches,
Mais un peuple heureux, bien plus qu'on ne l'oserait.

Il faut voir les ksours de ce désert en couleurs;
Le Ksar Aït Benhaddou est impressionnant:
Adossé aux montagnes, tours s'enchevêtrants,
Et posés au milieu des amandiers en fleurs.

Vous avez vu sur vos écrans, sans le savoir,
Toutes ces ruelles et passages couverts...
Tant de films ont été tournés dans ce désert !
Plusieurs d'entre eux on du un jour vous émouvoir.

Partez sur les pistes n'étant pas dans les guides.
Rude épreuve pour les reins, mais quel beau spectacle.
Thym sauvage, cailloux chauffés à blanc, miracle
Des pics enneigés pointés vers un ciel acide.

Loin de ce futur paradis rafraîchissant,
Poussons vers Tafelgoust, notre route "nomade" ,
Village pauvre mais fier, aucune bravade.
Au cimetière, sérénité émouvante.

Une simple pierre, vers la Mecque est tournée,
On enterre tous les gens à même le sol.
Les enfants jouent et courent toute la journée,
Les parents offrent le thé, coutume symbole.

Les souks sont riches de vie: parking pour les ânes,
Les hommes eux, vendent légumes, fruits, épices,
Pour retourner au village, à l'heure propice,
Ou le soleil, descend à l'horizon... et flâne.