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12 - Voyages


Santorin, île des Cyclades (Grèce)

Des Cyclades, île la plus méridionale,
SANTORIN, évoque le mythe "d'Atlantide",
Ville légendaire, perdue dans un liquide;
Des fouilles, à ce rêve, mirent point final !

Merveille sauvée des eaux et née d'un volcan,
Croissant, rempart de falaises déchiquetées,
Coiffée du diadème des toits de sa cité
Aux murs blancs, reflétant un soleil suffocant.

La musique des flots, à Skala nous dépose.
Aux pas des mules, cinq cent quatre vingt sept marches,
Pour Thira, capitale dévoilant ses arches,
Ou un long labyrinthe d'escaliers, explose.

Au passage on découvre, terrasses, venelles,
Lieux romantiques agrippés au nord du vide,
Sur l'abîme d'un cratère, de la mer sans ride,
Comme placées par le destin, en sentinelles.

Des centaines d'églises "sèment" leurs couleurs,
Parmi les maisons blanches, creusées dans la roche.
Les toits arrondis, les coupoles bleues, accrochent
Le soleil ; reliefs qui diffusent la chaleur.

Terre de lave, difficile à travailler,
Mais fertile pour les cultures en terrasses ;
Tomates, concombres poussent avec audace.
Fèves, câpres, vignes, se laissent batailler !

Neuf mille hectares de vignes, au ras du sol,
S'épanouissent pour produire de jolis vins ;
"Boutari, Rousso, Leva"...liquides divins.
Les "mezze", entrées variées, diluent ces alcools !

Ia, village niché à la pointe de l'île,
Sait recevoir les touristes, comme une manne,
Tavernes, restaurants... vivent des "caravanes",
Cosmopolites, qui souvent sans voir, défilent !

A Athinios, les carrières de pierre ponce,
Continuent leur production, à flancs de falaises.
Sous le Cap d'Akrotiri, des années se taisent:
Vestiges d'environ trois mille ans,... sans réponse !

Sous la pierre ponce, des peintures murales:
Scènes de pêche, chasse, fleurs... d'une grande fraîcheur.
Ce Pompei des Cyclades, nous fait "rêveur",
D'un voyage à rebours, sous pierre minérale.

D'autres îles ont surgi, autour du cratère.
Thirassqi, les Kameni, aux vapeurs de soufre,
Aux maisons troglodytiques où l'on s'engouffre,
Pour des terrasses ouvertes, face à la mer.

Un "ouzo" dissipe le soufre sur les lèvres,
Douce est la lumière de fin d'après midi,
Sculptant les falaises aux tons, rouges et gris ;
Tout est paix, sagesse... porcelaine de Sèvres.