Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche




12 - Voyages


Lisbonne (Balcon du Portugal)

Lisbonne, balcon sur l'Atlantique,
Est grande ouverte sur l'Océan,
Accueille le soleil qui descend,
Entre ses sept collines mythiques.

L'estuaire du Tage scintille,
Et la brise fait bruisser les feuilles.
Des femmes, habillées, comme en deuil,
Prennent le frais, tirant leurs aiguilles.

Le Château de Sâo Jorge surplombe
Les toits de tuiles roses, en cascades,
Descendant doucement vers la rade:
C'est Alfana, la blanche colombe.

Ce quartier, fondé par les arabes,
N'est que labyrinthe d'escaliers,
Ruelles menant à des paliers,
Ou passages étroits, tournant en "crabes".

Baixa, le coeur de la ville basse,
Avec ses rues tracées en damier,
Jusqu'aux quais, bien après les palmiers,
Que la place du commerce enlace.

Du Rossio, les rues piétonnières,
Etalent sous nos pas, leurs galets,
Noirs, blancs, mosaïque de Palais,
Comme la mer, montrant sa crinière.

La circulation devient intense,
Face au bruit, on a plus qu'une hâte:
Prendre un tramway jaune, si acrobate,
Pour l'une des collines... silence !.

Principales beautés de Lisbonne,
les "azulejos" fameux carreaux
De faience, souvent d'un bleu très beau,
Assemblés en tableaux qui étonnent.

Ils ornent, façades ou frontons,
Fontaines, linteaux... en armoiries !
Murs des "cervejaria", brasseries,
Où l'on mange beignets et poissons.

Au cloître de Saô Vicente,
Sur plus d'une centaine de mètres,
C'est la ville qui semble renaître,
Et La Fontaine y est raconté.

A Madre Deus, très belle Eglise,
Les "azulejos" sont en musée.
Ces carreaux magiques exposés,
Sont de véritables "vocalises".

Ils savent retenir notre regard:
Palais du Marquis de Fronteira,
Où terrasses, bassins et agora,
Sont tapissés, chef d'Å“uvre de l'art.

Voir Lisbonne, c'est la traverser,
Par tramways, de colline à colline,
Chaque belvédère a vue... divine !
De la mémoire ne peut s'évincer...

Lisbonne c'est le Tage, son pont,
L'Almada et ses ferries oranges,
La Tour de Belem ou flotte l'ange
De Vasco de Gama... vagabond !